La réponse en bref
Un plan de travail professionnel sur-mesure est fabriqué aux cotes exactes d’un chantier : accueil, sanitaires collectifs, salle de soins, office. On choisit le matériau selon l’usage (hygiène, chocs, humidité), puis on vérifie les règles de l’établissement : accessibilité, sécurité incendie, entretien.
Mis à jour le 9 octobre 2026
Vous gérez un projet d’agencement et le plan de travail arrive en fin de chantier, avec un planning qui ne pardonne rien. Une banque d’accueil trop haute, un plan vasque qui ne passe pas la porte, un joint qui noircit trop vite : ces ennuis se jouent tous au moment du choix.
STC fabrique des plans de travail sur-mesure depuis 1999, dans son atelier de Garges-lès-Gonesse. On a agencé 27 étages et 216 vasques à la tour CB16 de La Défense, les paillasses et plans de préparation des soins de l’hôpital André Mignot sur quatre ans, ou encore 93 dessertes pour le restaurant du Queen Mary II. Ce guide rassemble ce qu’on aimerait que chaque architecte, agenceur et maître d’ouvrage sache avant de nous appeler.

Un plan de travail professionnel sur-mesure est une surface fabriquée d’après les mesures relevées sur place, pour un lieu qui accueille du public ou des équipes. On parle d’accueil, de sanitaires collectifs, de paillasses, d’offices ou de cafétérias.
La différence avec un plan de cuisine de particulier tient aux contraintes. Un lieu professionnel subit un usage intensif, des nettoyages fréquents et des règles précises sur l’accessibilité et la sécurité. Le plan est donc pensé avec le chantier, pas ajouté à la fin.
STC prend en charge l’étude, les mesures, la fabrication, la pose et la livraison. Cette offre couvre les plans de travail, les paillasses, les banques d’accueil et les plans vasques.
On en pose dans les établissements recevant du public (ERP), mais aussi dans les bureaux et les locaux de collectivités. Un ERP est un bâtiment, un local ou une enceinte où le public a accès, gratuitement ou non, librement ou sur invitation, selon Service-Public.fr.
Chaque ERP reçoit une catégorie (de 1 à 5, selon l’effectif admissible) et un type (une lettre selon l’activité). Les magasins sont de type M, les restaurants de type N, les hôtels de type O, les établissements de soins de type U, les administrations, banques et bureaux de type W. Plus la catégorie est basse en chiffre, plus l’établissement est grand : la catégorie 1 démarre au-dessus de 1 500 personnes.
Ce classement décide des obligations à respecter. Demandez-le à votre maître d’ouvrage avant de fixer le cahier des charges, il vous évitera des allers-retours.
Une banque d’accueil d’ERP doit pouvoir servir debout comme assis. L’arrêté du 20 avril 2017 impose, lorsque l’accueil implique de lire, d’écrire ou d’utiliser un clavier, qu’une partie au moins du plan ne dépasse pas 0,80 m de hauteur.
Sous cette partie, il faut un vide d’au moins 0,30 m de profondeur, 0,60 m de largeur et 0,70 m de hauteur, pour les pieds et les genoux d’une personne en fauteuil roulant. Le texte prévoit une exception lorsque le point d’accueil est à un étage non desservi par ascenseur ou élévateur.

L’éclairage entre aussi en jeu : l’arrêté demande 200 lux minimum au droit des postes d’accueil. Si l’accueil est sonorisé, une boucle d’induction magnétique est exigée, notamment dans les ERP de 1re à 4e catégorie. Faites relire ces points par votre bureau de contrôle, les textes évoluent et chaque projet a ses particularités.
Le règlement de sécurité des ERP encadre les aménagements intérieurs, le gros mobilier et la décoration. Son chapitre sur les aménagements (articles AM 1 et suivants) demande qu’ils limitent la propagation rapide d’un incendie dans les locaux accessibles au public, d’après Légifrance.
Deux systèmes de classement coexistent : les Euroclasses de la norme NF EN 13501-1 et les catégories M de la norme NF P 92-507. La classe exigée dépend du type d’ERP et de l’endroit où le matériau est posé.
On ne donne donc aucune classe de feu de mémoire. Demandez la fiche technique ou le procès-verbal du matériau avant de signer, et faites valider la classe par votre bureau de contrôle ou votre coordinateur sécurité.
Le bon matériau dépend de l’usage dominant : hygiène, chocs, humidité ou exposition au soleil. STC travaille trois grandes familles, plus les crédences en verre trempé ou en polycarbonate.
Le compact (stratifié haute résistance ou Fenix) est imputrescible et demande peu d’entretien, selon la présentation de notre page dédiée au compact. Les matériaux de synthèse (Corian, Krion) offrent une surface lisse et non poreuse, adaptée aux environnements humides, au milieu hospitalier, aux sanitaires et aux banques d’accueil, comme on le détaille sur la page consacrée à la synthèse.
La marbrerie (granit, Silestone, Dekton) résiste à l’usure quotidienne. Le Dekton supporte en plus l’exposition au soleil, il peut donc se poser dehors. Pour un autre regard, voyez notre page marbrerie.

Un joint et un pore sont deux endroits où la saleté s’installe. Un plan lisse, peu poreux et sans joint inutile se nettoie plus vite et plus complètement.
La revue d’hygiène hospitalière Hygiènes (2026) recommande des matériaux lisses, peu poreux et résistants aux détergents et aux désinfectants. Elle déconseille le bois, même verni, car il reste poreux. Pour les plans de travail, elle cite le verre posé sans joint, ainsi que les matériaux de type « solid surface », non poreux mais plus coûteux.
De son côté, STC annonce pour la santé des matières aseptiques, qui limitent le développement des bactéries, et des joints imperceptibles. Ces atouts sont ceux du fabricant : demandez toujours les essais ou les fiches techniques qui les appuient.

Un chantier se prépare environ six semaines avant son démarrage. À ce stade, le client précise les couleurs, le type d’éviers ou de vasques (qui fixe les délais), les chants et les remontées, et il remet le devis signé avec un acompte de 50 %.
Avant le passage du métreur, les meubles doivent être posés ou fixés, les coffrages en place et les anciens plans retirés. Le rendez-vous de prise de gabarit se communique deux semaines à l’avance, et l’architecte ou le décorateur y assiste pour trancher les détails.
Le délai standard entre la prise de gabarit et la pose est de deux semaines. Le solde de 50 % est demandé à la pose. Les branchements des éviers, des vasques et des tables de cuisson restent à la charge du chantier. Tout le détail figure sur notre page « Chantier de A à Z », et nos références montrent des projets de toutes tailles.
Le tableau ci-dessous résume les familles à étudier en premier selon le lieu. Il ne remplace ni votre cahier des charges ni la validation de votre bureau de contrôle.
| Secteur | Famille à étudier | Contrainte principale |
|---|---|---|
| Banque d’accueil | Synthèse ou compact | Hauteur de 0,80 m sur une partie, vide de 0,30 × 0,60 × 0,70 m dessous |
| Sanitaires collectifs, plans vasques | Synthèse | Humidité, découpes pour vasques et robinetterie |
| Santé : soins, paillasses | Synthèse | Nettoyage fréquent, désinfectants, peu de joints |
| Cafétéria, office, desserte | Compact ou marbrerie | Usure quotidienne, chocs |
| Terrasse, usage extérieur | Dekton | Exposition au soleil |
Le conseil de STC
Avant de signer le devis, faites valider sur plan la hauteur de la banque d’accueil et le vide dessous, puis demandez au bureau de contrôle de confirmer la classe de réaction au feu du matériau sur sa fiche technique. Deux vérifications simples, qui évitent une reprise sur chantier.
Répondez à deux questions pour voir la famille de matériaux à étudier en premier. L’outil reprend les informations de cet article, il ne remplace pas une étude.
Oui, sur les contraintes plus que sur la matière. Un plan professionnel subit un usage intensif et un nettoyage fréquent, et il doit respecter les règles de l’établissement : accessibilité, sécurité incendie, entretien.
Une partie au moins de la banque ne dépasse pas 0,80 m lorsque l’accueil implique de lire, d’écrire ou d’utiliser un clavier. Elle comporte dessous un vide d’au moins 0,30 m de profondeur, 0,60 m de largeur et 0,70 m de hauteur, selon l’arrêté du 20 avril 2017.
Cet article ne fixe aucun matériau obligatoire : le cahier des charges de l’établissement tranche. Les recommandations d’hygiène hospitalière visent des surfaces lisses, peu poreuses et résistantes aux désinfectants.
Le métreur de STC passe prendre le gabarit une fois les meubles posés ou fixés et les coffrages en place. L’architecte ou le décorateur doit être présent pour préciser les détails du projet.
Le délai standard est de deux semaines. Il peut s’allonger si les plans sont modifiés après la prise de gabarit.
Non. Les équipes de STC posent les plans mais ne prennent pas en charge les branchements des éviers, des vasques et des tables de cuisson, qui restent à la charge du chantier.
Vous avez un projet d’accueil, de sanitaires, de salle de soins ou d’office ? Envoyez-nous vos plans et vos contraintes, on revient vers vous avec une étude. Vous pouvez aussi nous appeler au 01 48 33 34 24.
Je prépare mon projet avec STC
Ce qu’il faut retenir
À lire aussi : pour voir comment se déroule un chantier de la prise de gabarit à la pose, consultez notre page « Chantier de A à Z ».
Sources : Service-Public.fr, Qu’est-ce qu’un ERP ? ; arrêté du 20 avril 2017 relatif à l’accessibilité dans les ERP ; Légifrance, règlement de sécurité des ERP (aménagements intérieurs) ; revue Hygiènes, 2026.
Rédigé par l’agence Fair | Validé par le président David HOUZELOT
Date de publication : 15 octobre 2026